Ce qui décide vraiment de votre future facture
La puissance ne dit rien de ce que vous paierez
Une pompe à chaleur de 10 kW ne consomme pas 10 kW. Ce chiffre est une capacité maximale, atteinte par grand froid quelques jours par an seulement. Votre facture dépend d'autre chose : le nombre de kilowattheures de chaleur que votre logement réclame sur une saison entière, divisé par le rendement réel de la machine.
C'est pourquoi le simulateur affiche deux consommations plutôt qu'une puissance seule. Le rapport entre l'énergie achetée aujourd'hui et l'électricité qu'utilisera la machine est d'environ un à cinq — et c'est là que se joue l'économie, pas dans le choix de la marque.
COP, SCOP, SEER : trois chiffres à ne pas confondre
Mesuré dans des conditions précises. « COP 2,85 à −7 °C / 35 °C » : par −7 °C dehors et 35 °C dans le circuit, la machine restitue 2,85 kWh de chaleur pour 1 kWh d'électricité.
La moyenne sur une saison complète, journées douces comprises. C'est lui qui prédit votre facture ; le COP ne décrit qu'un jour d'hiver.
Le pendant du SCOP pour le rafraîchissement : la chaleur extraite du logement par kilowattheure d'électricité consommé.
Les trois leviers qui pèsent le plus
La température de départ
Le levier le plus puissant, et le seul qui dépende de vos émetteurs. Plus l'eau circule froide, meilleur est le rendement. Un plancher chauffant à 35 °C est le terrain idéal ; des radiateurs anciens dimensionnés pour 70 °C obligent la machine à forcer tout l'hiver.
L'isolation
Elle ne change pas le rendement de la pompe à chaleur, mais elle change la quantité de chaleur à produire. Entre un bâtiment d'avant 1980 et une construction Minergie, le besoin passe du simple au triple pour la même surface.
L'eau chaude sanitaire
Produire de l'eau à 55 °C dégrade la performance saisonnière d'environ 5 %. C'est un compromis rentable : vous supprimez un second appareil, mais le chiffre mérite d'être connu avant la signature.
Pompe à chaleur ou climatisation réversible ?
Pompe à chaleur air/eau
Elle alimente le circuit de chauffage existant, radiateurs ou plancher, et produit l'eau chaude sanitaire. C'est un changement de système de chauffage, pièce par pièce rien ne change : la chaleur passe toujours par vos émetteurs.
Climatisation réversible
Elle souffle de l'air traité dans les pièces équipées : rafraîchissement l'été, appoint efficace en mi-saison. Par grand froid elle perd de sa puissance — le simulateur retient qu'elle couvre environ 70 % du besoin des pièces équipées, jamais la totalité.
Ce que la visite technique ajoute
Une estimation en ligne travaille sur des moyennes. La visite mesure ce qu'aucun formulaire ne devine :
- la hauteur sous plafond
- l'état réel de l'isolation
- la place pour l'unité extérieure et la distance au local technique
- le niveau sonore admissible vis-à-vis du voisinage
- la puissance électrique déjà installée
- le montant de subvention auquel votre bâtiment ouvre droit
S'y ajoute le cadre réglementaire : au-delà de trois kilogrammes de fluide frigorigène, une installation relève de l'ORRChim et exige une entreprise au bénéfice d'une autorisation fédérale. Neotherme établit ces points sur place, avant le devis.
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